Solar World ChallengeL’édition 2013 du Solar Wolrd Challenge 2013 aura lieu du 6 au 13 octobre prochain. Les participants auront donc comme chaque année une semaine pour relier Adelaïde en partant de Darwin, soit une course de plus de 3000 km du Nord au Sud de l’Australie. Et le tout à bord de véhicules entièrement mus à l’énergie solaire. 

Le Solar World Challenge

C’est en 1982 que l’Australien Hans Tholstrup, à l’origine de la course, a eu l’idée de construire un véhicule électrique équipé de cellules solaires. En 1983, il réalisé avec sa création baptisée « Quiet Achiever » une traversée de l’Australie d’Ouest en Est ; le concept du Solar World Challenge était né, dont la première édition s’est tenue en 1987. C’est donc dans la 12e édition de la course que les participants s’apprêtent à se lancer, dont pour la première fois le Français Eco Solar Breizh.

Considérée comme l’une des courses les plus difficiles de sa catégorie, de par la distance à parcourir et les contraintes techniques imposées aux coureurs, le SWC tend à promouvoir la recherche dans le domaine des véhicules solaires et plus largement, tente de sensibiliser la population aux énergies renouvelables.

Une vitrine pour l’énergie solaire

A la manière des autres courses « solaires » sur terre ou en mer, le SWC offre aux énergies renouvelables et en particulier au photovoltaïque une exposition certaine aux média du temps de la course. Une occasion de faire passer le message à la population à propos du développement durable et des initiatives concrètes qui ont lieu pour aller dans le sens d’une mobilité qui n’ait qu’un moindre impact sur l’environnement. Car les solutions présentées sont réelles, bien que non commercialisées. Une des réussites principales du Solar World Challenge est donc sans doute de prouver (à nouveau), que parcourir des milliers de kilomètres grâce à une énergie propre est faisable et que d’autres modes de déplacement sont possibles.

Les participants sont issus principalement de grandes université, ou d’entreprises du secteur affiliées avec des grandes écoles. Ainsi y retrouve-t-on pèle mêle, l’Université du Michigan, l’ETS ou encore des équipes portant les couleurs d’entreprises du secteur photovoltaïque comme Eco Solar Breizh et du secteur automobile à l’image de Honda ou de Ford. La course a donc l’avantage de mettre en relation tous les acteurs du développement des véhicules électriques solaires, faisant le lien entre la recherche et l’application pratique, formant des étudiants à ce type particulier de projet qu’ils pourront véhiculer tout au long de leur carrière.

Cette année, le SWC a pour originalité d’avoir créé des catégories de participants. Ainsi, les équipes sont partagées entre :

  • La Catégorie Challenger, qui vise un objectif d’efficacité : un seul participant, il ne sont jugés que sur le temps qu’ils mettront à rejoindre la ligne d’arrivée.
  • La Catégorie Cruiser, qui sera elle évaluée sur plusieurs critères : les véhicules conçus pour au moins deux personnes devront revêtir un aspect pratique qui sera un des points d’évaluation en plus de la dépense en énergie externe, du temps mis pour achever le parcours et de la charge utile transportée.
  • La catégorie Adventure : qui regroupe les véhicules ne rentrant pas dans les critères de la réglementation du SWC, faisant partie de l’International Solar Car Federation.

Ces catégories créées selon les dires des organisateurs pour satisfaire aux demandes des participants et ainsi mieux mettre en évidence les valeurs soutenues par le challenge ont aussi un aspect pratique pour ce qui est de la R&D. Elles permettent en effet grâce aux différents critères d’évaluation de segmenter les recherches et de mettre en évidence leurs débouchés concrets.

Ainsi plus qu’une course, le Solar World Challenge offre une véritable perspective de développement au secteur de l’énergie solaire. Une bouffée d’oxygène pour un domaine actuellement en difficulté et dont on pourrait croire l’avenir compromis.

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1 commentaire

  1. […] Avec les chocs pétroliers des années 70, la question des sources d’énergie s’est fait plus pressante et le solaire est revenu sur le devant de la scène, les gouvernements et les industriels s’y intéressant de plus près. En 1973, la première maison à électricité photovoltaïque est inaugurée à l’Université de Delaware aux Etats-Unis. Dans le même temps des inventions cherchant à appliquer l’énergie solaire à l’automobile notamment voient le jour, à l’image de la voiture solaire baptisée Quiet Achievers de l’Australien Hans Tholstrup en 1987. […]

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